|
Nom: Vincent Van Gogh Né le: 30 mars 1853 Pays: Pays-Bas Sa jeunesse Vincent van Gogh est le fils d'un pasteur calviniste, il naît le 30 mars 1853 à Groot-Zundert, un petit village néerlandais dans l'ouest du Brabant-Septentrional. Un an auparavant, jour pour jour, était un frère ainé prénommé aussi Vincent, mort à la naissance. Cela le marqua toute sa vie. Pour ses parents, dans son esprit, il était celui qui a pris la place de l'autre Vincent. L'enfant idéal. Lui n'était qu'un piétre substitut. Il aurait voulu être considéré par sa famille. Cette blessure originelle le poussa à essayer de toujours faire mieux. Jamais il ne s'est satisfait complètement de son travail. Il se considérait comme un peintre de troisième catégorie comparé à ses ainés, Rembrandt, Millet,...ou même ses contemporains Degas, Monnet, Gauguin...Il se considérait simplement comme un honnète artisan. Vincent Van Gogh était humble. Peut-être cela explique-t-il le niveau auquel il est parvenu? Le doit-il au manque de reconnaissance de sa famille? Il en a cependant beaucoup souffert. Extrait d'une de ses lettres à son frère Théo (Théodore) "Je sens que père et mère réagissent instinctivement à mon sujet (je ne dis pas intelligemment). On hésite à m’accueillir à la maison, comme on hésiterait à recueillir un grand chien hirsute. Il entrera avec ses pattes mouillées – et puis il est très hirsute. Il gênera tout le monde. Et il aboie bruyamment. Bref – c’est une sale bête. Bien – mais l’animal a une histoire humaine et, bien que ce ne soit qu’un chien, une âme humaine. Qui plus est, une âme humaine assez sensible pour sentir ce qu’on pense de lui, alors qu’un chien ordinaire en est incapable. Quant à moi, je veux bien admettre d’être un chien, et cela ne change rien à leur valeur. Le chien comprend que, si on le gardait, cela serait pour le supporter, le tolérer dans cette maison ; par conséquent il va essayer de trouver une niche ailleurs. Oh ! ce chien est le fils de notre père, mais on l’a laissé courir si souvent dans la rue qu’il a dû nécessairement devenir plus hargneux. Bah ! père a oublié ce détail pendant des années, il n’y a donc plus lieu d’en parler. Tout cela est exact incontestablement. Mais n’oublions pas que les chiens sont d’excellents gardiens. Cela n’entre pas en ligne de compte, aucun danger ne menace notre paix rien ne vient troubler l’ambiance, dit-on. Moi aussi, je vais donc me taire. Evidemment, le chien regrette à part lui d’être venu jusqu’ici ; la solitude était moins grande dans la bruyère que dans cette maison, en dépit de toutes leurs gentillesses. L’animal est venu en visite dans un accès de faiblesse. J’espère qu’on me pardonnera cette défaillance ; quant à moi, j’éviterai d’y verser encore à l’avenir." Son oncle, qui est associé à la galerie d'art Goupil & Cie, l'y fait entrer en 1869. Il travaille à La Haye, puis à Londres et à Paris, avant son licenciement en 1876. Il se sent alors appelé par une vocation spirituelle et commence des études de théologie qu'il abandonne pour devenir prédicateur laïque. Il obtient une mission évangéliste en Belgique, chez les mineurs du Borinage, dans la région de Mons. Il y devient un prédicateur solidaire des luttes contre le patronat. Accusé d'être un meneur, Vincent Van Gogh échoue mais il gardera l'image de la misère humaine et une partie de son œuvre montre la condition des plus humbles. Sa traversée du Borinage commença à Pâturages, en 1878. Le jeune homme, âgé de 25 ans, est accueilli par un pasteur qui l'installa chez un colporteur au 39, rue de l'Eglise. Il part ensuite pour Wasmes, dans une maison que très vite, il jugera trop luxueuse et qu'il ne tardera pas de quitter pour une cabane. Il occupe à cette époque un poste d'évangéliste. Il consacre tout aux mineurs et leurs familles. Il va même jusqu'à descendre à 700 mètres dans les fosses. Lors d'un coup de grisou, il sauve un mineur. Mais son occupation ne tarde pas à être désapprouvée, on n'accepte pas sa fonction de prêtre ouvrier et cela le choque. Et de là lui viendra l'idée de s'installer à Cuesmes dans la maison située rue du Pavillon n°3. Sa personnalitéVincent VAN GOGH tire son génie d’une personnalité exceptionnelle. Généreux, sensible et lucide à l’extrême. Mais aussi, tourmenté et sujet à des crises, conséquence d’une vie difficile et du rejet de sa famille. Ses lettres à son frère Théo sont une analyse, au sens psychanalytique, de toute une vie. Leur portée est universelle. Elles racontent la quête d’un cœur généreux qui, toute sa vie, recherche l’amour, celui de ses parents et des femmes qu’il aime, sans succès, mais qui construit une relation forte avec son frère, autour de leur passion commune. Ces lettres montrent les difficultés d’un créateur, charnellement dévoué à son travail. Jour après jour, Vincent lutte pour survivre et pour peindre, miséreux de son vivant, ces tableaux n’ont pas de prix aujourd’hui. Cette correspondance s’étale sur 18 ans, Vincent commence à écrire à 19 ans, et retrace une relation intense et tragique entre deux frères. Amour à la vie et à la mort. Théo, son cadet de quatre ans, le porte de bout en bout. Torturé d’être un tel fardeau pour son frère, Vincent se suicide, il ne le supporte plus. Théo ne lui survit que six mois. Histoire d’un amour impossible entre deux frères. Théo, le marchand de tableaux des impressionnistes, cherchant peu en vérité à vendre les toiles de son frère. Aléas d’une relation fusionnelle. Les mots de Vincent sont simples. Ils partent de son cœur et sont destinés à celui de Théo. Comme dans ses tableaux, s’expriment à la fois, sa sensibilité, sa passion, son mélange de conviction, de force et d’audace. Vincent a soif d’amour. De son vivant, il ne connaît que celui de Théo. La lecture de ses lettres à son frère Théo peut à titre posthume lui donner celui du public. Le peintreIl étudie le dessin à Anvers, se met à l'aquarelle et commence la peinture à l'huile, en 1882. À Nuenen, dans le Brabant-Septentrional, dans le presbytère paternel, il travaille en extérieur et ses portraits de paysans aboutissent aux Mangeurs de pommes de terre, œuvre majeure qui révèle sa sensibilité. À Anvers de nouveau, il est impressionné par les Rubens et à la révélation des estampes japonaises. À Paris dans les années 1886 - 1887, il rencontre Camille Pissarro, Henri de Toulouse-Lautrec et Paul Gauguin. C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme. Il est apprécié de ses amis peintres qui reconnaissent son talent. A cette époque, les peintres contemporains ne peuvent vivre de leur peinture. Il encouragera son frère Théo qui est responsable d'une galerie importante à les soutenir. Vincent a du coeur et pense avant tout aux autres. Le 2 février 1888, il s'installe à Arles sur les conseils de Toulouse-Lautrec qui lui parle de la luminosité des paysages méridionaux. Bien qu'il arrive dans la cité avec un temps de neige, une nouvelle page de son œuvre va s'ouvrir avec la découverte de la lumière provençale. Il parcourt à pied la région et peint des paysages, des scènes de moissons et des portraits. Au début du mois de juin 1888, ayant reçu un billet de 100 francs de son frère Théodore, il se rend en diligence aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour un court séjour de cinq jours. Il y peint la fameuse barque « Amitié » et le village regroupé autour de l'église forteresse. Parallèlement, Vincent qui habite la « maison jaune », rêve d'une communauté d'artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches : Gauguin vient le rejoindre dans ce but en octobre 1888 et ils commencent à travailler ensemble comme par exemple sur la série de tableaux consacrés aux Alyscamps. Mais les deux hommes ont des caractères forts et leurs relations ne sont pas toujours faciles. A la suite d'une dispute plus violente que les autres, Van Gogh, en proie au délire se mutile l'oreille avant d'aller l'offrir à une prostituée (décembre 1888). Il est soigné par le docteur Rey dont il peint à cette époque le portrait. Le 8 mai 1889 il quitte Arles, ayant décidé de lui-même d'entrer dans un asile près de Saint-Rémy-de-Provence. Vincent souffre d'être un fardeau pour son frère. Il envisage tout pour trouver une solution matérielle, même arrêter la peinture et entrer dans la légion. Mais, il se sent comptable des "investissements" de Théo. Alors, il continue à peindre par devoir. Conscient de laisser à la famille de son frère des tableaux qui auront plus tard une certaine valeur. Ayant commencé sa vie comme marchand de tableau, il connaît le commerce de l'art et sait que le public ne valorise que les oeuvres des peintres morts. C'est dur parce qu'il aurait aimé aussi profiter des plaisirs de la vie. Il pense aussi que cela aurait pu nourrir sa sensibilité et servir la qualité de sa production. Mais que faire puisque ce n'est pas le cas ? Continuer sa route avec courage. S'efforcer chaque jour de progresser. "Il faut dix ans pour apprendre à peindre". Il commence à 28 ans et meurt à 37 ans. Mais, Vincent est foncièrement modeste. C'est l'une des raisons de son talent et le pousse à se depasser. En mai 1890, l'artiste quitte le Midi et rejoint son frère Théo à Paris qui l'installe à Auvers-sur-Oise sous la surveillance du docteur Paul Gachet. Dans ce village proche de la capitale il produit pendant deux mois plus de 70 tableaux. À cette même époque, Zola était critique d'art et Joris-Karl Huysmans se rêvait peintre. En 1885, au moment où paraît Germinal, Van Gogh peint Les Mangeurs de pommes de terre. Passant de ce réalisme sombre au colorisme éclatant des paysages d'Arles, il modèle alors les formes d'une touche fragmentée jusqu'aux volutes intenses. Ses oeuvres sont unanimement appréciées mais sa personnalité est mal connue. On met l'accent sur sa folie et son caractère difficile. Ce n’est pas un fou comme peuvent le laisser penser certains épisodes de sa vie. Il a au contraire beaucoup de bon sens, d’intelligence et de culture. Il est seulement en avance sur son temps et a une grande exigence. L’histoire lui a donné raison. soucrce : http://fr.wikipedia.org |