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| Décédé à Atuona Hiva-Oa (Iles Marquîses) le 8 Mai 1903 |
Nom: GAUGUIN PAUL
Né le: Né à Paris le 7 Ju Pays: France
Citation: « Si je pensais à l’absolu, je cesserais de faire tout effort même pour vivre »
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Il naît à Paris le 7 juin 1848. Paule n'a que trois ans lorsque son père, Clovis, et sa mère, Aline-Marie Chazal, s'embarquent pour Lima 7 où vivent les parents d'Aline, descendants du vice-roi du Pérou. Mais le père de Paule, journaliste politique de gauche, meurt pendant le voyage. Sa veuve, elle, arrive à Lima et s'y installe pour quatre ans avec ses deux enfants.
De retour en France, à Orléans, Paul poursuivra régulièrement sa scolarité avant de s'embarquer sur un cargo en 1865. Il fait son service militaire dans la marine qu'il quitte au printemps 1871. Son 'pied marin' s'habitue très vite à la terre ferme: son tuteur, Arosa, grand admirateur et collectionneur de Pissarro, le fait entrer chez l'agent de change Bertin. Le jeune homme a du nez pour les affaires et joue en bourse avec profit. En 1873, il épouse Mette Sophie Gad. Il occupe ses loisir en peignant en compagnie de son collègue Emile Schuffenecker. Il expos au Salon avec le tableau 'Paysage' de Viroflay.
A partir de 1880, il participe à toutes les expositions du groupe impressionniste. Au début de 1883, il quitte son travail et abandonne sa famille pour sa nouvelle activité artistique. En 1885, il commence ses va-et-vient entre la capital et la Bretagne. C'est à Pont-Avent qu'il rencontre Emile Bernard. Il fait connaissance Van Gogh à la même époque. En 1891, Gauguin a déjà décidé de quitter la France pour tenter l'aventure des tropique; son premier séjour à Tahiti n'est pas une réussite et retourne à Paris en 1893. Il va de déception en déception: l'exposition chez Durand-Ruel ne marche pas, l'argent de l'héritage de son oncle ne tarde pas à se volatiliser dans ses mains, Annah, son amie javanaise, le quitte en saccageant son atelier. Il repart donc à Tahiti en février 1895 pour ne plus jamais retourner en France. Seul, souffrant d'une maladie très douloureuse, obsédé par des questions tragiques destinées à rester sans réponse - "D'où venons-nous ? Que sommes-nous? Où allons-nous ?" - , vidé de tout désir, il fait une tentative de suicide en 1898. Mais la mort lui laisse encore un sursis: sa condition physique s'améliore un peu et il recommence à travailler dans une misère inimaginable.
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Il a des ennuis avec les autorités coloniales de l'Île qui ne voient pas d'un bon œil ce blanc vivant parmi les indigènes et quitte Tahiti en 1901 pour se réfugier aux Marquises, dans l'île de la Dominique. L'administration coloniale des Marquises voit un danger dans la présence de ce blanc qui défend la population locale et, en mai 1903, le condamne à trois mois de prison. C'est la fin. Défait par ces chicaneries, dévoré par la maladie, avec pour seule consolation les mots fraternels du pasteur protestant Vernier, Paul Gauguin meurt le 8 mai 1903 à Atuana. Le cri du vieux maori Tioka se perd dans la luxuriance de la végétation sauvage : "Le blanc est mort!".
Même la mort n'interrompra pas le sinistre affrontement entre Gauguin et le monde civilisé. Des œuvres jugées par trop profanes ont été, dit-on, détruites, des obsèques religieuses sont décidées; au mois de juillet, une vente publique des objets ayant appartenu au peintre aura lieu à Atuana, puis au mois de septembre une vente de ses œuvres est organisée à Papeete. Tous les souvenirs, tous les carnets de croquis sont dispersés. Le monde civilisé est prêt à l'oubli définitif de cet exilé volontaire.
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 Tahiti, 1892 Huile sur toile, 78 x 92 cm Bâle, Oeffentliche Kunstsammlung. |
 Tahiti, 1899 Huile sur toile, 94 x 72,2 cm New York, Metropolitan Museum of Art, Gift of W.C. Osborne. |
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